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EN CONSTRUCTION...EN COURS DE RÉALISATION...EN TRAVAUX...EN CHANTIER...CANTIERU DI CONSTRUZZIONE...

Ils sont constitués par des moellons de granit hourdés par un mortier d’arène granitique (tuf) avec des écailles de pierre dans les joints pour coincer les moellons entre eux et limiter l’érosion du mortier. Ces murs, dont l’argile contenue dans le tuf gonfle en périodes humides et se rétracte en période sèche, permette donc la perspiration (migration vers l’extérieur de l’humidité intérieure) pendant la période sèche tout en assurant l’imperméabilité en saison humide.

A venir

La rénovation :

Quelques techniques anciennes et efficaces pour adapter sa maison, son immeuble au confort d'aujourd'hui

Les métaux

On ne trouve aucun gisement de métaux sur le territoire de la CAPA, ni de fer, ni de cuivre. Mais il y avait de nombreux maréchal-ferrants et on trouve encore plusieurs ferronniers capables de travailler ces métaux.

Les roseaux

Les roseaux sont abondants sur le territoire de la CAPA. Ils étaient utilisés soit tressés soit en canisses, pour réaliser des plafonds et des cloisons de séparation, en étant recouverts de plâtre.

Le liège

On trouve de nombreuses suberaies sur le territoire de la CAPA. Le liège était surtout utilisé comme décoration.

Le bois

On trouve des pins laricciu et des châtaigniers dans la haute vallée de la Gravona et du Prunelli, des chênes verts sur le territoire de la CAPA. Il y avait de nombreuses scieries, avec des du bois stockés suffisamment longtemps pour être vendu bien sec aux charpentiers et aux menuisiers.

La chaux

Il n’y a pas de pierres à chaux dans la région ajaccienne, mais ce liant était soit importé depuis la région de Bonifacio, soit fabriqué sur place à partir de pierres provenant de cette même région. Il y avait également des importations de chaux depuis la Sardaigne. Quoi qu’il en soit, la chaux était essentiellement utilisée pour la construction de bâtiments exceptionnels : bâtiments publics, demeures de notables.

L’argile

Elle servait à confectionner les matériaux en terre cuite, tels que les tuiles (couverture, corniches ‘à la génoise’), briques (cloisons, faux linteaux, arcs, conduits de fumée, souches de cheminée, corniches), carrelages (carrés, hexagonaux). On trouve des poches d’argile à proximité des cours d’eau et des gisements plus importants dans les plaines alluvionnaires, comme par exemple la plaine de Campo dell’Oro, à l’emplacement de la zone industrielle du Vazzio. On pouvait aussi obtenir de l’argile, mais de moins bonne qualité, en tamisant l’arène granitique.

 L’arène granitique

Les pierres étaient appareillées à joints secs coincés par des éclats de granit provenant de la rectification des moellons permettant d’en faciliter la pose. Mais, derrière ces éclats il y avait souvent un mortier de pose assurant une meilleure assise, mortier constitué par de l’arène granitique plastifiée par de l’eau.   Souvent il était prévu entre les deux parements du mur un blocage constitué par ce mortier dans lequel on insérait de la caillasse n’ayant pu être utilisée ni comme moellon ni comme éclat de coincement.

Pour les plus fortunés, le mortier d’arène granitique était additionné de chaux aérienne.

Quoi qu’il en soit, avec ou sans adjonction de chaux, ces murs conservaient leur faculté de perspiration, c’est-à-dire la l’ensemble des échanges entre l’intérieur et l’extérieur, permettant la migration de l’humidité vers l’extérieur et l’absorption de bioxygène.

Tamisée et additionnée de chaux aérienne, l’arène granitique servait aussi à réaliser les enduits extérieurs et intérieurs, et même, tamisée plus finement, des badigeons. Ces crépis extérieurs

Les percements

Les baies vitrées sont systématiquement plus hautes que large, les dimensions moyennes étant de 1,30m x 0,90m. En zone urbaine elles sont encore plus hautes (1,45m) avec la même largeur. Ces fenêtres sont pourvues de persiennes à lamelles avec ou sans jalousie et contre-volets intérieurs, le tout en bois souvent peint en vert.

Les grandes ouvertures et les loggias sont en général avec des arcs en plein cintre.

La pente des toitures

Avec les tuiles canal en courant et en couvert ou le complexe ‘tegula + imbrex’ (tuiles plate en courant et tuile canal en couvert) la pente est généralement de 30%, soit environ 17°.

Il n'y a pas de débords de toit dans l'architecture corse. L'ombre était apportée différemment, grâce aux tieules par exemple. Voir plus loin "conception bioclimatique".

Par contre, deux détails sont souvent oubliés lors des travaux de réhabilitation : d’une part les tuiles de rive étaient en général des tuiles de courant, et d’autre part à l’égout du toit les tuiles de courant dépassaient les tuiles de couvert. Quelques fois les tuiles de l’égout du toit reposent sur des plaques d’ardoise, en particulier en zone urbaine.

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MATIERE & MATERIAUX : LES TECHNIQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Formes

Les formes sont également homogènes, par leur volume, la pente des toitures, les dimensions des percements, la modénature.

 

Les volumes

Les constructions sont en général compactes, proches du cube, ce qui permet de diminuer la quantité de matériaux pour les murs extérieurs tout en réduisant les surfaces d’échanges thermiques.

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La modénature

Les éléments qui agrémentent et personnalisent les façades des bâtiments sont par exemple les corniches, les appuis de fenêtre, les linteaux avec ou sans arcs de décharge, l’appareillage des pierres, les bandeaux, les balcons, les souches de cheminée, les mangeoires, les niches, etc.

  •   Corniches : en corbeaux de pierres ; en briques de terre cuite enduites au mortier de chaux aérienne posée avec un gabarit ; à la génoise avec 2 ou 3 rangs de tuiles canal superposées en quinconce.

  •   Appuis de fenêtre : en pierre granitique, en plaques d’ardoise, en carreaux de terre cuite vernissée.

  •   Linteaux : en granit monolithe rectiligne ; en moellons de granit appareillés en fausse voute (voute plate) ; en bois rectiligne ou incurvé ; en briques placées en arc ou en fausse voute. Le tout surmonté ou non d’arcs de décharge d’une grande variété, reportant la charge sur les piédroits de la baie.

  •   Appareillage des pierres : les moellons sont en général de tailles diverses, avec des éléments plus longs aux chaînages d’angle et aux jambages des baies, ainsi que pour les ‘témoins’ permettant une extension du bâtiment. Le harpage des moellons est bien soigné, sans ‘coups de sabre’, et des petits éclats de granit obturent et coincent les joints entre les moellons.

  •    Bandeaux : ils sont pour la plupart réalisés en briques de terre cuite en légère saillie par rapport au nu de la façade.

  •    Balcons (improprement appelés ‘terrasses’) : leur largeur ne dépasse que très rarement 90cm. Ils reposent sur des corbeaux en pierres ou ils sont constitués par des arcs tendus entre des poutrelles métalliques. Les garde-corps sont dans la plupart des cas en fer forgé.

  •    Souches de cheminée : en briques de terre cuite crépies au mortier de chaux, elles sont surmontées de tuiles canal placées en cône empêchant l’eau de pénétrer dans la cheminée mais laissant des espaces latéraux pour l’évacuation de la fumée.

  •    Mangeoires : en milieu rural on trouve souvent des mangeoires situées à proximité de la porte d’entrée principale. Elles sont constituées comme une niche dont le bas n’est pas horizontal de façon à pouvoir y mettre du grain ou de l’eau.

  •    Niches : on trouve aussi des niches destinées à abriter une petite statue de la Vierge ou d’un saint. Ces niches sont en général placées à l’étage de façon à ce que la statue soit hors de portée des esprits ou personnes malveillants.

Techniques de construction

Il y a indéniablement une unité stylistique dans les diverses expressions du patrimoine bâti que l’on trouve sur le territoire de la CAPA.

Cette unité résulte des techniques de construction utilisées, techniques résultant de l’emploi optimisé des ressources locales en matériaux de construction. Ces ressources sont essentiellement la pierre (a petra), l’arène granitique ou tuf (u tuvu), l’argile (a terra rossa), le bois (u legnu).

La pierre granitique

Il s’agit, pour les parties courantes, de moellons et d’éclats de granit de ramassage, provenant des labours et du jardinage. Chaque fois que l’araire en bois avec soc métallique, tirée par des bœufs, des mulets ou des ânes, rencontrait un obstacle pierreux, il était extrait et mis en cordon le long des limites des champs et des jardins. Ainsi, petit à petit, avec l’apport du fumier provenant des animaux de traits ou des troupeaux de caprins ou d’ovins, le sol était amélioré et le rendement des cultures pouvait s’accroître.

Ces pierres mises provisoirement en cordon pouvaient servir à construire les murets limitant les parcelles (ce qui réduisait les possibilités de litiges entre voisins, ou bien étaient laissées en attente de la construction de la maison familiale, du pailler, de l’enclos, du mûrissoir  à fromage, des murs de soutènement des terrasses de jardin, des empierrements des voies, etc.

Pour les parties spécifiques nécessitant des pièces de plus grandes dimensions, on ouvrait rarement des carrières car l’on pouvait fendre à l’aide de coins des blocs erratiques de grandes dimensions. Les éléments extraits étaient destinés aux linteaux, aux jambages des baies, aux chaînages d’angle, aux témoins permettant une extension future de la maison, aux corbeaux des balcons, aux seuils des portes, aux appuis des fenêtres, etc.